Voici donc l'Hotel-Dieu de Paris, photographié par un américain à Paris, et dont nous avons parlé dans notre dernière réunion.

J'aime dans cet édifice la variété: Remarquez notamment les arcades, jamais alignées et qui ouvrent tantôt sur un nouveau patio, tantôt sur des promenoires, tantôt sur des salles, tantôt sur le ciel.
Les niveaux des sols, des fenêtres, les escaliers sont également imprévisibles et créent à tous moment des surprises. Observons également au premier plan, l'étage compris entre les deux rangs d'arcades. Il passe presque inaperçu mais reste visible par une rangée de fenêtres dont certaines semblent bouchées. Les façades pourtant très hautes, ont des retraits, des hauteurs d'étage, des pleins, des vides qui n'oppressent pas. Sur un plan très rigoureux, l'ensemble est d'une grande légèreté.
De loin l'hôpital renvoie une image plutôt austère et fermé mais l'intérieur est très vif, presque joyeux. Il semble montrer, par son architecture, que la vie dans ce premier hôpital de charité du monde, n'y était à l'époque peut-être pas si triste que cela.
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