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Et pourtant nous aurions voulu dire nous de notre coté que la densité, cela se vit très bien si l'on peut s'en ÉVADER. Je me souviens d'un voyage aux Pays-Bas, pays de la densité, qui avait provoqué chez moi un sentiment de saturation dont je n'ai compris la cause que plus tard, en me promenant sur les longues falaises de Normandie.
Au Pays-Bas partout, tout est façonné par l'homme. Chaque morceau de terre, chaque bout de plage est sinon construit, du moins aménagé, entretenu et fatigue à la longue. Il y manque de grands espaces vides comme ceux que l'on rencontre encore parfois par exemple sur des plateaux désolés du centre de la France. Ces lieux de respiration me manquent. Je suppose qu'un américain en France doit ressentir ce même malaise en songeant à ses immenses paysages américains, espaces qui lui font penser grand ( en anglais, think big).
Voici pourquoi nous pensons qu'il est inutile à Paris de lutter contre la densité de la capitale qui se fera fatalement au détriment des autres régions recevant les habitations rejetées par les parisiens. L'urbanisme parisien se traite en préservant la Bretagne, le Pays Basque,... partout ailleurs plutôt que Paris, ville aimée et pourtant dense.
Colloque + - dense
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