Nous répondons ici à Marie qui qualifie dans son blog Arch*idea, l'architecte Frank Gehry de "starchitecte" et mentionne les critiques qui disent souvent que "Gehry est pris dans un moule et que ses projets ont tendance à se répéter". Elle ajoute dans sa note : "les architectes offrent un style bien défini et les clients leur demandent des reproductions de ce style: l'image de marque de l'architecte devient son piège."
Regardons de plus près: Il est bien certain que les clients "attendent" d'un architecte un projet, mais ce n'est pas forcément un "piège". Car nous avons très souvent remarqué de remarquables adéquations entre un site et le style d'un architecte. Le "flair" du client qui pressent qu'un certain type d'architecture conviendrait bien à son terrain nous a souvent étonné. Ce n'est pas forcément un hasard: Il peut y avoir une sorte d'instinct que le client lui-même ne peut expliquer mais qu'il a néanmoins. Réjouissons-nous en, car lorsque ce cas arrive, quand le client, le terrain et l'architecte sont à l'unisson, cela engendre les plus beaux bâtiments.
Mais Gehry se répète-t-il? La réponse est évidemment oui si l'on regarde rapidement: Ses édifices qui évoquent facilement des boules de papier froissé nous étourdissent d'abord puis nous migrainent ensuite par la profusion de leurs formes compliquées. On a l'impression de voir toujours le même.
Mais si vous réfléchissez avec nous à cette importante question, vous pourrez y découvrir autre chose.
Une gymnastique mentale est nécessaire:
Pour comprendre l'origine de la sensation architecturale ( ou artistique, c'est la même) il faut toujours observer DE L'INTÉRIEUR. C'est-à-dire, non "en énigme", non " comme en un miroir", mais absolument en pleine lumière, face à face; comme le dit si bien Augustin dans ses Confessions. Nous devons alors rechercher non pas ce que nous voyons, mais ce qu'a voulu exprimer l'architecte.
Alors, comme par un enchantement apparaissent dans les oeuvres de Gehry une profusion d'images, de métaphores:
le CARGO pour le Musée de Bilbao,
les VOILES "vent arrière"de la salle de concert de Disney,
le POISSON dans ses premiers projet,
la MAISON QUI DANSE à Prague,
la CHRYSALIDE pour la Fondation Louis-Vuitton,
etc.
Vous le voyez, Frank Gehry ne s'ennuie pas. Il ne se répète pas.
Le Corbusier en son temps non plus du reste, comme nous l'avions expliqué ailleurs, et Jean Nouvel pareillement .
Star? Gehry en est devenu une avec évidence, mais comme il le mérite! Peu importe alors si le client n'est pas compris tout ce qu'à voulu dire l'architecte. Dès qu'il lui permet de construire, Frank Gehry est heureux.

Pitoyable branlette architecto-artistique...
Rédigé par: | 07/11/2006 à 18h39
Et qu'est-ce que vous faites dans la vie, vous?
Rédigé par: davideo | 07/11/2006 à 20h01
nul
Rédigé par: | 20/04/2007 à 17h33
mais encore ?
Rédigé par: david orbach | 20/04/2007 à 22h27
la démonstration n'est pas très convaincante, pour ma part le seul mérite que j'accorde au sieur Gehry est d'assurer notre avenir à nous jeunes architectes qui seront nombreux à travailler à l'entretien voire à la réhabilitation de ces édifices torturés!.. (à l'image de l'américan center de Bercy) Néanmoins je reste sensible à la plastique, à l'aspect formel et aux histoires que cet architecte essaye de nous conter à travers ses constructions qui pour moi appartiennent à une certaine époque de création architecturale aujourd'hui révolue..
Rédigé par: matt | 12/05/2007 à 17h34
@ matt,
Mon article ne vous convainc pas mais vous restez "sensible à la plastique, à l'aspect formel et aux histoires que cet architecte essaye de nous conter". C'est l'essentiel. Je préfère que l'architecture de Gehry vous convainc, et mon article non, plutôt que l'inverse.
Rédigé par: david orbach | 12/05/2007 à 18h15