A la nuit des musées, dans le Petit Palais de Paris, nous avons noté des sortes de lutrins incrustés de miroirs grossissant permettant d'observer ce que l'on ne regarde jamais : les fresques des plafonds. Des espèces de télescope en quelque sorte. Ils sont accompagnés, et c'est important pour nous, d'explications des thèmes représentés sur chaque fresque. Les gens prenaient des notes avec soin.
Un peu partout des chaises longues installées dans les salles invitaient elles aussi à regarder en l'air longuement et confortablement. Elles donnaient à ces grandes pièces un air de vacances et en supprimaient un peu la pompe il faut le dire.
Toute l'architecture de ce musée est affreuse, les sujets des fresques sont un ridicule c'est entendu, mais vous savez comme nous sommes sensibles à tout ce qui casse nos habitudes et montre différemment en attirant l'attention sur ce que l'on a tous les jours sous les yeux. Notre quotidien comme une terre de découverte, l'aventure au coin de la rue, voilà ce dont nous raffolons.
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